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Norbert Zongo tel qu’en lui même !

jeudi 9 décembre 2010, par Yam Pukri

* Date de naissance : Juillet 1949

* Inscrit à l’Ecole régionale de Koudougou – Primaire

* Entrée en 6e au Cours Normal de Koudougou en octobre 1964.

Il créé alors son premier journal " La voix du Cours Normal ". Ecrit sur des feuilles de cahiers d’écolier. Très tôt le matin (4 h 30 mn), Norbert ZONGO écoutait la BBC et d’autres radios étrangères, sélectionnait les nouvelles intéressantes et en faisait des brèves qui seront affichées avant 6 h 30 mn. Mais taxée plus tard d’avoir une connotation politique, la " Voix du Cours Normal " sera interdite.

* Norbert ZONGO obtient le BEPC en 1969 mais est interdit d’accès à toutes les classes de Seconde des établissements scolaires du Burkina Faso (raisons, inconnues).

* Instituteur-adjoint à Barsalogho (province du Sanmatenga) à partir de 1971.

Alors enseignant, il obtient son baccalauréat en 1975. Son départ de Barsalogho à Pô mécontentera les populations qui voyaient ainsi partir un être cher. Norbert ZONGO enseignera également à Pô.

* Sa vie d’enseignant est aussi caractérisée par la conviction et la détermination. Alors instituteur à Pô, Norbert Zongo s’est inscrit à la Faculté de Droit, à l’Université d’Abidjan où il opte pour l’examen terminal unique (E.T.U).

* Il enseignera également comme professeur de français au Lycée Saint Joseph, à Ouagadougou. Pendant son cursus d’enseignant, il n’observera presque jamais d’absence au cours. Très humaniste, il entretenait de bonnes relations avec ses confrères, élèves, et parents d’élèves.

Norbert Zongo consacrait une bonne partie de son temps " hors-cours " à la lecture et quelquefois à la chasse.

* En 1979, il est admis à l’Institut Supérieur de Presse du Conseil de l’Entente à l’Université de Lomé.

Eléments nouveaux sur la vie estudiantine de Norbert Zongo à Lomé

* Norbert Zongo avait lié amitié avec un ex- conseiller du Président Eyadema qui avait rejoint l’opposition. Celui-ci était pourtant recherché par le service de renseignements du Togo, ce qui mettra Norbert Zongo également dans le collimateur de la Présidence du Togo. Ses prises de positions politiques aidant, le jeune étudiant sera suivi clandestinement à travers la ville par les services de renseignements du Togo.

* Norbert Zongo enverra le manuscrit de son roman le " Parachutage " à une maison d’édition au Sénégal. Dans une lettre, le directeur d’édition lui dira de ne pas le publier afin d’éviter d’être dans le collimateur du régime togolais.
Mais Norbert Zongo ne recevra jamais la lettre du directeur d’édition. Elle sera interceptée par les services de renseignements. Ces derniers demandent au directeur d’édition de leur expédier le manuscrit, dans une lettre signée " Norbert Zongo " et à une adresse qui n’est pas celle de ce dernier.

* Le manuscrit reçu, la police accentue la surveillance de Norbert Zongo. On peaufine son plan d’exécution. Un officier de gendarmerie est chargé de l’opération.
Mais une amie de ce dernier (sa copine) avertira Norbert Zongo et l’invitera à quitter immédiatement le pays. Ayant constaté qu’il était suivi partout et ayant appris qu’il devait être éliminé, Norbert Zongo prend la fuite en direction du Ghana grâce à un camion de légumes, avec l’aide de ses amis.

* A la frontière avec le Ghana, Norbert Zongo échappe au contrôle d’un commando de militaires mais sera découvert plus tard par un officier togolais qui lui demande de le suivre. Alors Norbert Zongo lui assène un coup de poing à la figure. Ainsi grâce à cette bagarre qu’il a déclenché, Norbert Zongo et l’officier Togolais sont conduits au poste de police par des policiers ghanéens. L’officier dira que Norbert Zongo est un bandit en fuite, mais ce dernier ripostera en fournissant des explications.
Le commissaire de la police ghanéenne dépêchera une mission pour conduire Norbert Zongo à l’ambassade du Burkina Faso à Accra. L’ambassadeur offre à Norbert Zongo une chambre d’hôtel. Mais ce dernier refuse car conscient qu’il était exposé à des dangers, surtout qu’ils étaient suivi depuis la frontière avec le Togo par une Mercedes curieuse. Finalement sur insistance de l’Ambassadeur, il s’y rendra, mais plus tard dans la nuit, Norbert Zongo quittera l’hôtel par la fenêtre, et rejoindra l’Ambassade où il se réfugiera.

Aux environs de 2 heures du matin, une explosion se fait entendre dans sa chambre d’hôtel. L’ambassadeur demande alors au Président Saye Zerbo de faire venir Norbert Zongo dans son pays natal. De retour au Burkina, il est arrêté et détenu à la gendarmerie de Ouagadougou, une année durant. (1981-1982).

* Norbert Zongo est probablement l’un des rares à échapper aux mailles des services de renseignements du Togo.

* Il poursuivra plus tard ses études de journalisme avec l’aide de l’écrivain Hamadou KOUROUMA, à l’Université de Yaoundé. En 1984, il rejoint l’École Supérieure de Journalisme de Yaoundé au Cameroun. Il en revient en 1986 et forge alors ses premières armes dans les organes de presse d’État : au quotidien Sidwaya d’abord, puis à l’hebdomadaire Carrefour Africain. Il collabore régulièrement aux journaux privés Le Journal du Jeudi et La Clef. Ses analyses critiques sur la vie nationale dans ces organes amènent le pouvoir en place à l’affecter à Banfora, bourgade située à 450 km de Ouagadougou. Il refuse d’obéir à cet ordre, rend sa démission et crée son propre journal, l’hebdomadaire L’Indépendant en juin 1993. Ce journal devient rapidement l’hebdomadaire le plus lu et le plus commenté même dans les hameaux les plus reculés du Burkina.

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