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Nathalie Somé et les jeunes "orpailleurs de l’information"

jeudi 24 mai 2012, par CNP-NZ

Elle fait partie des meilleures voix féminines qui ont charmé l’auditoire de la Radio nationale du Burkina depuis la fin des années 80. Une envie permanente : communiquer. Passionnée de théâtre dans lequel elle entendait assouvir ce besoin vital, c’est finalement dans le journalisme qu’elle fera son nid. Là aussi on communique avec un public. Comme au théâtre. Après sa licence à l’INAFEC, la jeune étoile venue des collines du Bafuji fait un passage remarquable à la radio nationale du Burkina avant d’aller accrocher un autre diplôme à son arc : une maîtrise en communication obtenue à l’université d’Abidjan. Des échelons, elle en a gravis dans le métier. Ses souvenirs de "la belle époque" sont encore vivaces. Visiblement remontée contre la jeune génération de journalistes qu’elle considère comme avides d’argent et sans idéal, elle déplore "la nouvelle roue" que ces derniers voudraient inventer dans le métier. Aujourd’hui directrice régionale de la RTB Ouest, engagée politiquement, elle a encore un appétit bien aiguisé. Soutenir une thèse de doctorat avant la retraite, être élue député… Nous l’avons rencontrée dans ses bureaux à Bobo. Nathalie Somé. Elle se dévoile entièrement à vous dans les lignes qui suivent. Sans détour et sans faux fuyant.

Présentez- vous à nos lecteurs

Je suis Nathalie Somé née Hien, journaliste et actuellement directrice régionale de la RTB Ouest. J’ai fait ma formation à l’université de Ouagadougou à l’INAFEC d’où je suis sortie avec une licence en sciences et techniques de l’information, option journalisme et animation. C’est ainsi que c’était intitulé à l’époque. Après cela je suis allée à l’université d’Abidjan où j’ai fait une maîtrise en sciences et techniques de la communication. Je précise bien communication car ce n’était plus du journalisme ; je suis allée élargir mon champ de connaissances dans le domaine de la communication et non dans celui de la collecte et du traitement de l’information. Le besoin de se former est toujours là, ce qui m’a amené à faire d’autres diplômes intermédiaires telle que la formation en valorisation des compétences. Actuellement je prépare un master 2 en gestion des projets.

Comment vous est venue l’idée de pratiquer du journalisme ?

Je n’ai pas choisi de faire du journalisme mais plutôt du théâtre. Au lycée j’ai eu un parcours atypique. Après le BEPC j’ai fait le collège sainte Marie de Tounouma garçon où à l’époque il n’y avait que deux séries : la série A et la série D. Comme je n’étais pas très douée en mathématiques, je voulais faire une série B qui est une série intermédiaire. Mais à l’époque c’était uniquement au lycée municipal et au lycée Ouezen qu’il y avait la série B. j’ai donc demandé un transfert au lycée municipal…

Nantie de mon baccalauréat série A, je cherchais à m’orienter à l’université de Ouagadougou dans une filière où je ferais du théâtre. J’ai donc demandé à un ami en la personne de Ouffi Sié où je pourrais m’orienter. Il m’a répondu qu’à l’INAFEC on fait du théâtre. Malheureusement à mon arrivée à l’INAFEC j’ai constaté qu’on n’y fait pas du théâtre. On faisait soit du journalisme, soit du cinéma. Comme je n’avais plus le choix je suis restée en me disant que mon désir de communiquer avec le public pourrait se retrouver dans le journalisme. Je suis donc restée faire du journalisme mais aujourd’hui je ne regrette pas. Le désir de communication reste parce que dans le journalisme vous vous adressez à un public, des millions de gens à la fois, qui ne vous voient pas certes mais qui vous entendent et partagent des émotions avec vous à partir des informations que vous donnez.

Après votre formation à l’INAFEC, comment s’est faite votre intégration dans la fonction publique ?

Nous sommes arrivés à l’époque où il n’y avait pas de difficultés à se faire intégrer. On cherchait même des cadres. J’ai donc commencé à travailler avec ma licence avant d’aller faire une maîtrise en 1994 à Abidjan. Il faut noter qu’après l’INAFEC j’ai enseigné pendant un an en SND et quand je suis revenue j’ai commencé immédiatement à la RNB (Radiodiffusion nationale du Burkina).

Comment avez- vous vécu vos premiers instants à la radio ?

Ce sont des moments qu’on n’oublie pas (sourire) ! Je suis arrivée à la radio en février 1988. Vous arrivez avec des appréhensions, vous vous posez des questions si vous serez à la hauteur parce que vous parlez à des millions de personnes ; comment ça va se passer ? Les aînés qui sont là pour vous écouter et qui sont pour vous des stars, des perles ; est-ce qu’ils vont bien vous accueillir ? Autant de questions que vous vous posez. Mais moi j’ai eu la chance parce qu’en arrivant à l’époque, j’étais la seule femme en 1988. Il y en a eu certainement avant moi mais elles étaient parties quand j’arrivais en 88 à la rédaction. Peut-être que ça’ a favorisé beaucoup de choses. Ils avaient besoin de voix féminine et comme j’étais là, j’étais devenue l’objet fragile à protéger, donc quelque part ça m’a beaucoup aidé. Je n’ai pas senti une espèce de concurrence, j’ai plutôt senti des gens qui avaient envie que je rentre vite dans le bain. Ils m’ont encadré comme ils pouvaient. J’aimais bien ce métier aussi parce que comme je vous l’ai dit, j’avais envie de communiquer. C’est une passion. Je n’ai pas vraiment eu du mal à m’intégrer. Je faisais plusieurs choses à la fois : j’avais des émissions hebdomadaires, je faisais des reportages et je pouvais passer toute la journée à la radio cela ne me dérangeais pas du tout. En arrivant à la radio j’ai compris quelque chose : c’est par la force du travail que l’on s’impose. Il faut travailler pour s’imposer. Je faisais toutes ces choses en étant mariée et ayant un enfant ; mais je ne voyais pas cela comme un obstacle. J’avais envie de réussir, de prouver. Peut- être que ma famille a souffert de mes absences prolongées puisque j’étais tout le temps au bureau, mais je ne voyais pas tout ça. Aujourd’hui avec du recul je me rends compte que j’ai dû forcer mais il fallait le faire. Il n’était pas question que je rate un rendez- vous. Tous ceux qui étaient là étaient très professionnels, ce que je regrette aujourd’hui. En tant que responsable c’est ce que je constate. Vous avez des journalistes qui vont en reportage, ils reviennent et ne se sentent pas obligés du fait que la radio est un média chaud, c’est de l’instantané. Ils ne rendent pas leurs papiers rapidement, ils les gardent et après ça devient du réchauffé, de l’information périmée. A notre époque cela n’était pas possible. Même quand vous êtes sur le terrain, vous appelez le présentateur pour qu’il vous prenne en direct dans son journal. Aujourd’hui les journalistes n’ont même plus ce réflexe. C’est vraiment dommage ! Au contraire ils sont fiers que l’heure du journal passe et cela leur donne le temps de venir s’asseoir tranquillement pour écrire.

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Justement, quand vous jetez un regard rétrospectif, malgré le fait que les outils ont évolué, les hommes n’ont pas évolué à votre avis ?

C’est dommage ! Mais je ne sais pas, on me dit que c’est une situation d’ensemble. Je n’ai pas travaillé dans tous les compartiments de la fonction publique, donc je ne sais pas ce qui se passe dans tel ou tel ministère, mais quand on vous dit que c’est une situation d’ensemble, les gens n’ont plus envie de se donner. Cela fait qu’en tant que responsable, vous êtes obligés de ralentir le pas à chaque fois, vous ne pouvez pas aller plus vite. Les jeunes n’ont pas d’idéal.

Mais en termes de qualité dans le rendement des journalistes, qu’est-ce que vous remarquez ?

On sent qu’il y en a qui font des efforts, par contre il y en a aussi qui ne fournissent pas d’efforts. Ceux qui ont envie de prouver tous les jours, quand vous les lisez vous êtes très à l’aise, vous apprenez beaucoup de choses. D’autres quand vous les lisez vous avez l’impression qu’ils ont écrit juste pour s’acquitter d’une mission afin de ne pas être accusés, sans se demander qu’est-ce que les gens vont dire, quel regard critique les gens vont avoir. On a l’impression qu’ils s’enfichent pas mal de ce que les gens vont penser d’eux ; alors que nous à notre époque ce n’était pas le cas. Quand tu présentais le journal un jour où tu n’es pas dans ta peau, quand tu sors tu es malade toute la journée. Aujourd’hui les journalistes ne prennent même pas connaissance de leurs textes. Nous, nous sommes arrivés trouver des aînés (Souleymane Compaoré, Serge Théophile Balima, Adama Barro) qui apprenaient leurs lancements par cœur et qui étaient à l’aise devant le micro. On prenait du plaisir à les regarder ou à les écouter. Mais il y a des gens aujourd’hui bien qu’on ait évolué, ils ont des téléprompteurs où les textes défilent devant eux, mais ils ont de la peine même à se concentrer devant le téléprompteur. Est-ce qu’on a ainsi du respect pour son public ? Je ne sais pas mais j’ai l’impression qu’on avait beaucoup plus de respect pour notre public, on se souciait de ce qu’on donnait à consommer à notre public. Vous faites attention à ce que vous écrivez et vous faites lire votre papier à deux ou trois personnes. Mais aujourd’hui les jeunes sont allergiques aux critiques. Quand vous allez à leur conférence de rédaction, par exemple le journal de 13h on vous met comme critique RAS, 19h même chose RAS. Cela veut dire quoi, qu’on n’a pas suivi le journal ? On a toujours quelque chose à dire pour améliorer, pas pour détruire ! Quand on était dans les rédactions il est arrivé même que des gens se serrent les colles, tellement les critiques sont très dures. Mais c’est pour améliorer ; et la minute qui suit dès que la conférence est terminée, vous sortez et vous allez boire votre bière ensemble. La personne que tu as critiqué de façon virulente c’est peut- être elle- même qui va t’inviter à aller boire la bière. La rédaction c’est une autre école du journalisme, c’est là où la pratique se fait et où vous apprenez davantage. Mais si vous êtes acerbes aux critiques, tout le monde vient avec la grosse tête, tout le monde connaît, personne ne veut qu’on critique ; on fait l’amalgame dans les genres, etc. Vous écoutez un reportage et après vous sentez qu’il y a des commentaires à l’intérieur, on y glisse des points de vue personnels… On confond tout.

Selon vous qu’est-ce qu’il faut faire ?

Les gens disent aujourd’hui qu’ils ne vont pas dans les métiers par vocation ; je suis d’accord, je vous ai dit pour moi. Je n’y suis pas allée parce que j’ai choisi d’être journaliste. Mais dès lors où c’est ce métier que vous exercez, il faut bien l’exercer ! Même si vous êtes une vendeuse de bouillie, il faut vendre votre bouillie avec du zèle, les gens vous respecteront dans ce que vous faites. Ce n’est pas lié au matériel, je ne pense pas qu’on était plus nantis que les journalistes d’aujourd’hui en termes d’équipement et autres. C’est une question de volonté, d’amour pour le métier, de respect pour le public et pour nous- mêmes. Il faut avoir une estime de soi, si vous vous estimez vous ne pouvez pas donner des navets à consommer aux gens. Les journalistes d’aujourd’hui ne lisent même pas les journaux, ils ne cherchent pas, ils manquent de culture générale… Je vous ai dit que je prépare un master 2, à mon âge je suis en train de le faire et je ne désespère pas de pouvoir faire mon doctorat avant d’aller à la retraite parce que c’est l’objectif que je me suis fixé. Le jour où j’irai à la retraite, que mes enfants puissent dire « maman a soutenu sa thèse de doctorat ». Mais j’ai énormément de choses à faire, je suis une femme engagée, politiquement, je milite dans pas mal d’associations ; je suis partagée, j’ai envie de donner quelque chose à la société. Ma vie ne m’appartient pas, elle appartient à la société. C’est d’abord elle qui m’a fabriquée et je lui dois quelque chose. Quoi ? C’est partager ma vie familiale, sociale et professionnelle. En tout cas je pense que je dois me rendre utile et être utile c’est répondre à pas mal d’exigences de ma société. Vous savez comment j’appelle la nouvelle génération des journalistes ? Ça c’est de vous à moi. Je les appelle des orpailleurs !

Et pourquoi ?

Parce qu’ils aiment trop l’argent. L’argent, l’argent, l’argent ! Tout est basé sur l’argent. Ils revendiquent, en tant que responsable je vous le dis. Ils revendiquent. Moi je pense qu’il ne faut pas tirer les gens par le bas. On est en train de tirer le journalisme par le bas. Vous savez pourquoi ? Dans une rédaction, un rédacteur en chef est libre d’envoyer un journaliste là où il pense que c’est ce journaliste qui peut lui collecter la meilleure information et la traiter de la façon la plus adéquate. Mais aujourd’hui dans nos rédactions on veut instituer un système de rotation. On dit telle personne a fait une mission aujourd’hui, demain c’est moi qui dois aller en mission même si le rédacteur en chef estime que tu n’as pas les capacités intellectuelles nécessaires pour aller faire tel reportage ! Et ils font la bagarre pour ça ! J’ai soutenu un de mes anciens rédacteurs en chef qui avait estimé qu’il pouvait aller faire un reportage et le journaliste en a fait un problème. Il est venu me voir et je suis allée à la conférence de rédaction où j’ai dit "c’est vous qui voulez créer de nouvelles règles de journalisme. Non ! Vous n’inventez rien, la roue est déjà inventée ; ou on la fait tourner rapidement, ou on la fait tourner moins rapidement, mais on ne va pas inventer une roue encore parce qu’elle existe déjà. Le rédacteur en chef c’est lui qui est habilité à dire c’est tel journaliste que je peux envoyer sur le terrain. S’il ne vous a pas choisi c’est parce qu’il a estimé que vous n’êtes pas la personne qu’il faut pour ce reportage. Pourquoi vous faites la bagarre parce qu’il y a 15 000F à prendre comme frais de mission ? Il faut qu’on arrête cette médiocrité. Quand nous on est arrivés ça ne tournait pas. A la rédaction nous n’étions pas plus de deux ou trois personnes qui suivions le Président du Faso. Je suis arrivée trouver des gens qui étaient là avant moi mais je sortais déjà avec le Président après deux ans d’exercice. Pourquoi ? Parce que le rédacteur en chef a estimé que cette dame là, elle peut faire du bon travail. On ne sort pas avec le Président du Faso n’importe comment ! C’est le premier magistrat du pays ! Vous n’allez pas mettre quelqu’un qui va aller vous parler un français approximatif, qui ne comprend même pas les enjeux qui se jouent au sommet auquel il participe. Mais aujourd’hui c’est de façon automatique. Peut- être que c’est de notre faute aussi, on s’est prêtés à ce jeu et on a été pris à notre propre piège.

Pendant l’exercice de votre métier vous avez vécu des anecdotes, quelle est celle qui vous a marquée le plus et que vous n’oublierez jamais ?

(Éclats de rire) ! Anecdotes ? Vous voulez que je vous raconte une histoire ? (rires)

Oui !

J’ai reçu un jour des invités de marque pour une émission en studio. On était en train de préparer les bandes et je donnais des instructions à la régie au technicien qui devait enregistrer l’émission. Les invités qui étaient seuls dans le studio parlaient entre eux, pourtant le technicien avait ouvert le micro. On les entendait donc. Il y a un des trois invités qui a dit : « c’est la Nathalie là comme ça ? Nous on croyait que c’était une grande dame bien grosse ; pourtant c’est une petite dame ! (rires). Une petite dame intelligente qui fait bien son travail. J’ai entendu et quand je suis rentrée j’ai dit oui vous êtes déçus de trouver une petite dame ? Ils ont ri et crié : « ah vous avez entendu ? » J’ai dit oui le micro est ouvert ! (rires)…

Il y a aussi le fait que très souvent les gens ont une mauvaise vision des femmes journalistes, comment vous, vous avez vécu ces préjugés ?

Non, ce n’est pas la vie des femmes journalistes qui est mal vue. Je refuse ce genre de clichés. Vous prenez une infirmière on va vous dire que quand une infirmière est de garde, c’est la femme de tout le monde. C’est dans tous les corps de métier. Dans notre société on n’est pas très ouverts, c’est pour cela vous voyez qu’il y a un gap entre les filles scolarisées et les garçons scolarisés que nous tentons de rattraper… ce ne sont pas les femmes journalistes seulement mais plutôt toutes les femmes qui vivent des blocages psychologiques dans notre société. C’est vrai que le journaliste est en contact avec un grand monde, mais c’est à toi de savoir faire la différence entre ta profession et les gens que tu rencontres. Il est vrai aussi que les premières qui étaient dans ce métier suscitaient la curiosité, et quand vous suscitez la curiosité c’est sûr que vous avez des avances. Chacun veut pour après dire que c’est un palmarès parce qu’il a eu à faire à telle journaliste qui parle à la radio ou qui passe à la télévision. Il faut donc savoir mettre la distance entre votre profession et ce que vous recherchez dans la société. En tout cas moi je suis mariée depuis 28 ans maintenant.

Vous avez parlé de vos activités extraprofessionnelles notamment politiques, comment vous arrivez à concilier ces activités avec vos occupations professionnelles ?

C’est un choix de vie. Qu’est- ce que j’ai envie d’être, de donner à ma société, de prouver à mes enfants ? C’est tout cela réunit qui vous engage dans plusieurs choses à la fois. Les associations de développement, c’est bien mais ce n’est pas là où on décide. J’ai envie d’influencer les décisions à un certain niveau, et si vous voulez influencer les décisions, vous militez dans des partis politiques. C’est la raison de mon militantisme dans un parti politique.

Et vous nourrissez des ambitions sur le plan politique ?

Mais bien sûr ! Sinon je ne militerais pas dans un parti politique ! Je vous ai dit que j’ai bien envie d’influencer les décisions. Si un jour je suis élue à l’Assemblée nationale où on a peut- être 30% de représentation féminine, nous parlerons des problèmes de femmes qui sont souvent balayés du revers de la main.

Quelle est votre devise dans tout ce que vous faites ?

Je me dis, toujours plus loin, toujours plus haut.

Avec votre expérience, quels conseils donnez- vous aux jeunes qui embrassent aujourd’hui le métier de journaliste ?

Est-ce qu’il y a des conseils à donner ? Quand vous embrassez un métier, vous avez envie de sortir par la petite porte ? On ne rentre pas dans un métier pour ne pas se distinguer. Il faut toujours se dire que l’on peut être une perle dans son métier, être une référence ; et cela implique beaucoup de travail. Il n’y a pas de secret dans la réussite. Les mailles de la réussite se tissent avec patience, courage, engagement, abnégation et recherche permanente. Ramasser tous les matériaux nécessaires à l’édification de votre conviction, de ce que vous avez envie d’être, de devenir, et durant toute votre vie. C’est ce que j’ai à dire aux jeunes.

Par Koundjoro Gabriel Kambou

 

 

 

   

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