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03 Mai : thème 2 : "La revolution maghrebine et ses repercussions au burkina"

mardi 10 mai 2011, par CNP-NZ, Souleymane

Mardi 03 Mai, 16h : Dans le cadre de la célébration de la journée mondiale de la liberté de la presse, le Centre National de Presse Norbert ZONGO a organisé dans la soirée du mardi 3 mai un panel-débats sur le thème : "Les révolutions maghrébines et leurs répercussions sur le Burkina".
Pour ce débat, 3 panélistes ont été conviés. Il s’agit du Juge Bagoro, de Mr Bazié Basolma SG de la CGTB et de Mr SANGARE Salif de ATTAC Burkina.


Vue du panel

Pour le juge Bagoro, la situation de l’impunité est un fait avéré au Burkina où le sentiment d’impunité est fort . Et dans ce contexte, le magistrat peine à s’affirmer du fait de l’absence d’indépendance.
Il reconnaitra donc que la justice a renié sa mission première qui est de faire respecter la loi par tous les citoyens. Et c’est justement cela qui est en partie responsable de la crise actuelle au Burkina. Et cette responsabilité, les magistrats la partage avec l’exécutif.
Le deuxième paneliste, M.Bazié Basolma, secrétaire Général de la CGTB fera le bilan de l’action du Collectif Contre la Vie Chère, qui selon lui est un acteur majeur dans les luttes au Burkina.
Après ce bilan, il reviendra sur les conditions de la mort de Justin ZONGO et la responsabilité du gouvernement dans la gestion de ce décès. Il conclura que la ccvc a toujours été dans la lutte pour l’amélioration des conditions de vie des populations.

Le troisième et dernier paneliste,M. Salif SANGARE de ATTAC BURKINA estime quand à lui que la crise au Burkina ne date pas de février 2011, mais de 1991. Car pour lui la crise existe depuis la rupture entre le peuple et l’exécutif. Dans la crise, les intellectuels et les partis politiques sont restés constants dans leurs dynamiques. Pendant que certains se battent pour l’encrage de la démocratie, certains travaillent dans le sens contraire. La crise est structurelle selon lui. Il finira ces propos en félicitant la société civile de n’avoir pas accompagné les partis politiques dans leur manifestation du 30 avril. Pour lui, cela permet de faire avancer le processus de démocratie.

A la suite de ces trois interventions, un échange très riche s’est installé entre les panelistes et le public qui n’a pas marchandé sa participation. Le débat parfois houleux, tantôt courtois était d’un très bon niveau.
Et il ressort de manière très nette, une soif de changement très perceptible au niveau des jeunes qui constituaient la grande majorité du public.


Vue du public

On notait une présence acceptable des journalistes ainsi que des artistes engagés tels que Sams K le Jah et Smockey qui a pris une part active aux débats.
La soirée-débats pris fin aux environs de 21h dans une satisfaction générale, le public réclamant la répétition de telles rencontres qui en n’en pas douter constituent des écoles de "formation démocratique".

   

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